La géométrie du Forestar 347 privilégie des éléments de gomme volumineux et peu subdivisés. Cette construction donne aux pavés une base capable de supporter de fortes compressions locales et limite les amorces de rupture associées aux découpes fines. En contrepartie, la faible proportion de gomme simultanément posée sur un sol dur concentre la pression sous chaque pavé et rend l’appui moins continu qu’avec une bande à nervures.
Le centre segmenté ne forme aucun raidisseur circonférentiel permanent. Il peut donc mieux se conformer aux irrégularités ponctuelles, mais il oppose moins de continuité structurelle aux efforts longitudinaux. Sous couple, les pavés indépendants peuvent fléchir et se vriller: cette mobilité aide le pneu à conserver des appuis sur un relief grossier, tout en augmentant les pertes par hystérésis et le risque d’usure en talon-pointe lors d’un usage prolongé sur surface ferme.
La courbure des barrettes produit une entrée en contact progressive plutôt qu’un impact simultané de toute leur longueur. Les chocs de roulement sont ainsi mieux étalés, mais leur obliquité crée une composante de frottement latéral sur les sols peu déformables. L’agencement asymétrique décale par ailleurs les impacts entre les deux côtés de l’empreinte, ce qui peut limiter une pulsation unique très marquée. Cette dissymétrie implique toutefois des rigidités latérales différentes et peut rendre la réponse moins uniforme lors des changements de dévers ou de sens de braquage.
Les pavés d’épaule disposent d’un volume de gomme protecteur face aux contacts ponctuels avec les obstacles. Leur forte saillie augmente néanmoins le bras de levier exercé à leur embase lorsqu’ils reçoivent un effort transversal. Sur terrain dur, le passage successif d’un bloc d’épaule au suivant peut donc rendre la prise d’appui moins linéaire et solliciter davantage les pieds de blocs.