On observe un dessin routier symétrique à fort rapport plein/creux. Les quatre rainures principales divisent l’empreinte en bandes relativement étroites, elles-mêmes découpées par une lamellisation abondante. Cette combinaison donne une assise importante sur revêtement dur, mais chaque rangée conserve davantage de mobilité qu’une large nervure pleine.
Les épaules sont peu ouvertes et restent largement occupées par la gomme. Elles peuvent donc porter une part importante de la charge latérale en virage. Leurs nombreuses entailles transversales tempèrent toutefois cette rigidité: sous un effort soutenu, les lèvres des blocs peuvent se déplacer les unes par rapport aux autres, ce qui rend la réponse moins tranchante que celle d’une épaule massive non lamellisée.
La petite rangée centrale en zigzag ne constitue pas une nervure continue. Ses éléments successifs transmettent les efforts par contacts fractionnés, avec une montée en charge progressive lors des accélérations, du freinage ou des petites corrections de trajectoire. En contrepartie, leurs arêtes courtes sont plus sollicitées qu’une bande centrale monobloc et peuvent s’arrondir sous un usage routier fortement chargé.
La prédominance des sillons longitudinaux et la rareté des ouvertures transversales marquées confirment une vocation bitume. Sur terre meuble, dans la boue ou sur des graviers profonds, ce réseau dense dispose de peu d’espace pour pénétrer le sol puis rejeter les matériaux. Le CF2000 SUV H/T doit donc être considéré comme un profil routier plutôt que comme une sculpture de franchissement.