L’AL51 privilégie une forte proportion de gomme porteuse: les sillons étroits et les épaules peu ajourées laissent une surface de contact importante pour soutenir les charges routières. Cette architecture limite la mobilité globale de la bande, tandis que le fractionnement serré des rangées centrales introduit localement davantage de souplesse. Il en résulte un compromis marqué entre stabilité de l’empreinte et capacité des petits éléments à épouser les micro-irrégularités de la chaussée.
En roulage, les nombreuses arêtes transversales des éléments centraux multiplient les points de cisaillement utiles lors des freinages. Leur faible longueur individuelle limite l’amplitude de déformation de chaque élément, mais leur forte répétition peut engendrer une agitation locale de la gomme et davantage de chaleur qu’avec des côtes entièrement pleines.
Les quatre sillons droits assurent un écoulement circonférentiel continu et régulier. Leur disposition parallèle offre plusieurs voies d’évacuation sur toute la longueur de l’empreinte, ce qui soutient une bonne résistance à l’aquaplaning. Les épaules fermées orientent principalement l’eau vers ces canaux longitudinaux plutôt que vers des sorties latérales.
Les épaules semi-continues forment des appuis peu fragmentés. Elles devraient résister convenablement à l’écrasement lors des corrections de trajectoire et répartir les efforts sur une longueur de contact importante. Leur fermeture réduit toutefois les arêtes transversales disponibles sur les bords et facilite moins l’expulsion de petits débris qu’une épaule largement découpée.
La répétition très ordonnée des petits éléments peut contribuer à une empreinte homogène, mais elle crée aussi des fréquences de contact régulières. En l’absence de variation de pas clairement visible, cette périodicité peut favoriser une composante sonore tonale et rendre le profil sensible aux phénomènes d’usure en vagues sur les rangées les plus étroites.