Le dessin se caractérise par un rapport plein/creux élevé: cinq bandes porteuses environ sont séparées par quatre rainures relativement étroites, sans grands intervalles entre pavés. Cette compacité laisse peu de volume aux matériaux meubles épais. Sur une couche profonde de boue ou de neige, la sculpture risque donc de se saturer plus vite qu’un profil de traction à épaules ouvertes. En contrepartie, l’absence de larges cavités limite l’entrée de cailloux volumineux entre les éléments, même si les rainures étroites peuvent retenir des gravillons de calibre intermédiaire.
La continuité circonférentielle des nervures évite la succession de chocs marqués propre aux rangées de blocs indépendants. Le contact avec la chaussée s’établit avec moins de percussion, ce qui favorise une signature acoustique contenue. Le tracé ondulé des quatre rainures décale légèrement le passage de leurs arêtes dans l’empreinte et évite qu’elles ne soient toutes excitées selon une ligne parfaitement rectiligne. Les fines entailles transversales, très régulièrement espacées, peuvent néanmoins produire un léger souffle tonal sur les revêtements lisses.
Les épaules pleines et arrondies entrent progressivement en appui lorsque la charge latérale se déplace vers l’extérieur du pneu. Le conducteur peut ainsi percevoir une transition plus continue dans les changements de cap qu’avec une épaule composée de gros blocs espacés. Lors des braquages serrés à très basse vitesse, cette même bande d’épaule continue oppose davantage de gomme au pivotement: l’effort de direction et le frottement de ripage peuvent alors être plus sensibles.
La faible densité d’entailles conserve de grandes plages de gomme entre deux découpes. Ce choix évite l’aspect très mobile d’une sculpture hivernale fortement lamellisée, mais fournit moins de micro-arêtes instantanées sur une pellicule de glace polie. Le Smart City AU04+ reste ainsi visuellement orienté vers un usage routier polyvalent plutôt que vers une spécialisation hivernale extrême.