La division du contact en cinq bandes porteuses par quatre sillons parallèles constitue le trait structurel majeur du SMART LINE AL50. Cette architecture multiplie les lignes d’arête circonférentielles, mais chaque bande centrale reste relativement étroite et donc moins résistante à une sollicitation transversale qu’une large côte pleine. Les lèvres des sillons deviennent ainsi des zones sensibles aux efforts latéraux prolongés, notamment sur les chaussées présentant un dévers marqué.
Le fort taux de gomme des épaules quasi continues forme deux appuis périphériques peu morcelés. En contrepartie, leurs entailles courtes débouchent peu vers l’extérieur: la sculpture offre donc moins de possibilités de rejet latéral qu’un profil doté d’épaules largement ouvertes. Cette géométrie reste clairement orientée vers les chaussées revêtues plutôt que vers les sols meubles.
En roulage sous la pluie, les quatre trajets longitudinaux, peu sinueux, offrent à l’eau un chemin direct dans le sens de rotation. Leur interconnexion transversale limitée devient toutefois moins favorable lorsque l’eau doit traverser rapidement l’empreinte sous un angle de dérive, par exemple en courbe. Sur la boue ou la neige épaisse, l’alignement longitudinal des vides et la fermeture relative des épaules limitent également l’effet de pelle et l’auto-nettoyage.
La faible densité visible de lamelles conserve une grande continuité de gomme dans les éléments porteurs, avec peu de découpes susceptibles d’assouplir leur section. Elle laisse cependant moins d’arêtes fines capables de pénétrer une surface hivernale compacte. Enfin, la répétition très régulière des courtes découpes transversales peut engendrer une composante acoustique périodique à certaines vitesses, tandis que les nombreuses arêtes parallèles peuvent rendre le guidage plus sensible aux rainures longitudinales de la chaussée.