À l’échelle visible, le Smartflex DH31 montre quatre canaux longitudinaux ouverts, reliés par des coupures transversales qui isolent les pavés. Ces coupures sont décalées d’une rangée à l’autre: la bande ne comporte donc pas de ligne de flexion transversale unique susceptible de faire basculer simultanément plusieurs éléments. En contrepartie, la multiplication des séparations réduit la continuité de gomme disponible pour reprendre les efforts longitudinaux.
Les quatre rainures constituent des voies d’écoulement directes, tandis que les passages transversaux offrent à l’eau des sorties latérales entre les pavés. Cette organisation est favorable lorsque l’empreinte rencontre une pellicule d’eau, mais son efficacité dépend de la capacité des canaux à rester ouverts sous la charge. Les nombreux bords transversaux provoquent également des successions d’entrées en contact et de relâchements; leur décalage limite la simultanéité de ces impacts sans supprimer le bruit de pompage produit par les cavités.
Le centre entièrement segmenté ne possède pas de colonne continue pour verrouiller longitudinalement l’empreinte. Les pavés peuvent ainsi s’adapter localement aux irrégularités courtes de la chaussée, au prix d’une déformation plus importante sous le couple. Cette mobilité macroscopique peut accroître le cisaillement de surface et les pertes hystérétiques lors des phases répétées d’accélération.
Aux épaules, le contour crénelé résulte de blocs rectangulaires séparés par des entailles transversales débouchantes. Ces ouvertures facilitent la sortie latérale de l’eau et des petits débris, mais interrompent l’appui périphérique. En virage chargé, chaque bloc d’épaule reprend donc l’effort plus individuellement qu’une bande extérieure continue, avec un risque de réponse moins linéaire lorsque la charge passe d’un pavé au suivant.
Aucune découpe fine n’étant nettement discernable à cette échelle, la caractérisation morphologique repose sur les pavés, les quatre rainures principales et la segmentation des épaules.