Le WI32 privilégie une bande de roulement très segmentée plutôt qu’un anneau central porteur. L’appui central se répartit ainsi entre de petites unités polygonales dont la faible portée et les nombreuses incisions autorisent une mobilité locale importante. Sur asphalte découvert, cette mobilité rend la montée en effort plus progressive, mais elle retire de la netteté aux changements rapides de direction et accroît le travail interne de la gomme.
Le contraste avec les épaules est marqué: leurs pavés plus larges conservent davantage de matière entre les découpes. Ils forment donc des points d’appui latéraux plus fermes que le centre. Leur indépendance laisse toutefois de nombreux bords d’attaque et de fuite, susceptibles de travailler à des intensités différentes lors des virages répétés.
La géométrie en V est équilibrée de part et d’autre de l’axe médian. Les composantes latérales produites par les rangées obliques tendent ainsi à se compenser lorsque le pneu tourne dans le sens prévu. Cette construction impose en contrepartie de respecter strictement le sens de rotation au montage.
Les limites principales apparaissent sur les chaussées dégagées: les petits blocs centraux peuvent se tortiller sous les commandes rapides, les lamelles multiplient les flexions cycliques et les nombreux logements de clous créent des zones localement plus sollicitées. Le dessin conserve néanmoins une assise latérale crédible grâce au volume de gomme des pavés d’épaule et à l’absence d’une unique ligne de flexion traversant le profil.