À l’examen, le F105 se lit comme un dessin symétrique à dominante circonférentielle. Sa surface de contact est partagée en bandes relativement étroites par quatre vides principaux, avec une proportion de gomme pleine plus élevée au niveau des éléments périphériques qu’au voisinage immédiat de l’axe. Cette répartition tend à concentrer davantage la pression sur les arêtes des bandes centrales étroites, tandis que les rangées intermédiaires et les épaules offrent des appuis plus larges.
La faible largeur individuelle des éléments centraux limite leur inertie transversale. En ligne droite, leur orientation circonférentielle s’oppose aux petits déplacements latéraux de l’empreinte, mais sous un effort de braquage important, ces bandes minces peuvent prendre davantage d’angle que des côtes plus larges. La réponse initiale devrait donc être lisible, puis devenir moins ferme lorsque la charge latérale augmente.
Les quatre passages circonférentiels offrent une capacité importante de stockage temporaire de l’eau. Leur communication transversale demeure cependant modérée: les découpes du centre sont courtes et les liaisons vers le bord reposent surtout sur les séparations des rangées intermédiaires et les ouvertures d’épaule. Le dessin paraît ainsi plus à l’aise lorsque l’eau rencontre l’empreinte dans l’axe de roulage que lors d’un appui combinant braquage et forte hauteur d’eau.
Le tracé légèrement sinueux autour des pavés intermédiaires produit une succession de variations de largeur et d’orientation des appuis. Au passage dans l’empreinte, celles-ci peuvent étaler dans le temps l’entrée en charge des arêtes, mais elles imposent aussi des efforts de cisaillement alternés aux pavés allongés. À mesure que la gomme s’use, cette sollicitation peut arrondir différemment leurs bords d’attaque et de fuite.
La lamellisation reste assez mesurée pour ne pas transformer les bandes en petits éléments très mobiles. Les découpes présentes ajoutent néanmoins des lèvres capables de rompre un film humide mince. En contrepartie, chacune constitue une discontinuité de rigidité et un point de concentration des mouvements microscopiques de gomme; sur un usage soutenu, les zones entaillées peuvent donc chauffer et s’émousser avant les parties pleines voisines.
Enfin, la répétition très régulière des pavés périphériques crée une cadence de contact bien marquée. Cette régularité rend la transition d’un pavé au suivant prévisible, mais elle favorise une composante sonore tonale plus identifiable qu’un séquençage comportant davantage de longueurs de pas différentes.