La géométrie du Trailer Max conserve un rapport plein/creux assez élevé: les quatre sillons sont étroits et les bandes d’épaule restent largement occupées par de la gomme. Cette proportion fournit de nombreuses sections porteuses sous l’empreinte, au prix d’un volume libre réduit pour absorber ou rejeter les matériaux meubles.
La forte densité d’entailles fragmente toutefois les petits éléments centraux. Leur section résistante est inférieure à celle d’une bande pleine, ce qui augmente leur mobilité interne et les contraintes aux extrémités des découpes. En roulage prolongé, cette architecture peut donc produire davantage de flexion cyclique, d’échauffement et d’arrondissement des arêtes qu’un dessin composé de nervures compactes.
Les épaules semi-continues présentent un intérêt particulier sur une remorque: pendant les manœuvres serrées, elles répartissent le ripage transversal sur des éléments plus longs que les petits pavés centraux. Elles sont ainsi moins exposées à l’arrachement isolé d’un bloc. En contrepartie, les efforts latéraux imposés par les demi-tours ou par un essieu multiple peuvent se concentrer en une bande d’usure périphérique continue.
L’absence de chevrons et la répétition symétrique du motif autorisent un usage sans sens de rotation imposé par la sculpture. Cela facilite les permutations destinées à équilibrer une différence d’usure entre les côtés d’une remorque. Sur gravier, terre humide ou boue, les passages étroits et les épaules peu ouvertes offrent en revanche peu d’espace de dégagement: les particules peuvent rester coincées entre les rangées et limiter l’aptitude au débourrage.