Les larges barrettes quasi jointives donnent au sommet de la sculpture une proportion importante de gomme porteuse. Leur section massive limite l’écrasement local et la torsion des éléments au contact d’un sol ferme. Cette rigidité favorise une empreinte mécaniquement homogène, mais réduit la capacité de chaque barrette à épouser les petites irrégularités d’une surface dure.
L’absence de lamelles laisse les chevrons intacts. Elle évite de multiplier les amorces de flexion et les zones sensibles à l’arrachement, ce qui convient aux contacts agressifs avec les chaumes, les pierres ou les débris ligneux. En contrepartie, le 328 Flotation I-3 dispose de peu de micro-arêtes pour rompre un film d’eau sur un revêtement lisse.
La séparation centrale en zigzag ne constitue pas une poutre circonférentielle rigide. L’appui passe donc alternativement d’une moitié de chevron à l’autre lorsque le pneu roule. Cette architecture limite la concentration permanente des sollicitations sur une bande centrale unique, mais elle procure un guidage moins direct qu’une nervure longitudinale continue.
Sur route, la masse et la continuité des barrettes contiennent leur déformation au passage dans l’empreinte. Cela réduit le frottement interne de la gomme et la vitesse d’usure des arêtes par rapport à des blocs étroits très découpés. En revanche, la répétition des grands chevrons crée des variations périodiques de rigidité au contact du revêtement, susceptibles de produire des pulsations et une signature sonore marquée.
Les épaules arrondies font diminuer progressivement la surface porteuse vers les flancs. Le passage de l’appui central à l’appui latéral est ainsi moins brutal en courbe, mais l’absence d’une arête d’épaule franche limite la prise latérale sur un dévers meuble. Ce dessin privilégie donc une transition douce plutôt qu’un verrouillage latéral agressif.