La sculpture de l’ALLIANCE Flotation Radial 388 se distingue par de larges bandes de gomme transversales et incurvées, séparées par des sillons ondulés. Ces bandes sont peu fragmentées: leur volume important et la faible densité des petites incisions maintiennent une forte cohésion locale. Elles sont donc moins sujettes à la torsion que des rangées composées de nombreux petits pavés, ce qui limite les mouvements parasites de la gomme sous une charge soutenue. En contrepartie, elles épousent moins finement les micro-irrégularités d’un support dur ou glissant.
Les courtes incisions suivent principalement le contour des blocs. Leur orientation ne découpe pas profondément les bandes courbes et préserve ainsi leur rigidité. Leur nombre réduit produit cependant peu d’arêtes fines capables de rompre un film d’eau résiduel: l’adhérence sur chaussée humide dépend surtout des arêtes principales et de l’ouverture des rainures.
L’absence de nervure centrale longitudinale laisse le milieu de la bande de roulement rythmé par les mêmes éléments transversaux que les épaules. Il n’existe donc pas de bande centrale continue pour stabiliser directement la trajectoire. Sur sol ferme, la réponse aux petites corrections de direction peut être moins immédiate que celle d’un dessin à nervure centrale, particulièrement lorsque les gros blocs commencent à se déformer sous un effort latéral.
Les rainures transversales à diagonales peuvent guider l’eau vers les côtés lors d’un déplacement sur chaussée mouillée. Leur largeur offre un volume disponible appréciable, mais leur parcours sinueux est plus long et moins direct que celui de canaux longitudinaux rectilignes. À vitesse élevée dans une hauteur d’eau importante, cette géométrie peut donc saturer plus rapidement et conserver ponctuellement de l’eau sous les larges bandes de gomme.
Aux épaules, les blocs courbes se prolongent jusqu’aux bords tout en étant découpés par des ouvertures extérieures. Ces entailles autorisent une flexion locale des extrémités lorsqu’elles rencontrent une irrégularité ou supportent un effort latéral. Elles créent aussi des extrémités plus mobiles: lors de virages répétés sur revêtement ferme, les arêtes d’épaule peuvent s’arrondir plus rapidement et produire davantage d’échauffement local que la partie centrale des mêmes blocs.
Enfin, la grande longueur transversale des bandes concentre les efforts d’accélération et de freinage sur des arêtes principales relativement espacées. Leur masse limite la déformation instantanée, mais des sollicitations répétées dans le même sens peuvent instaurer une différence d’usure entre le bord d’entrée et le bord de sortie de chaque bande. Une alternance marquée entre freinage chargé et roulage libre rendrait ce phénomène particulièrement perceptible.