Le Dueler H/L 400 combine un taux de gomme au sol assez élevé avec un découpage très fin des rangées longitudinales. Les incisions sont étroites: elles retirent peu de matière par rapport à des canaux transversaux ouverts, tout en multipliant les arêtes orientées face aux efforts d’accélération et de freinage. Cette association privilégie une empreinte compacte, mais elle rend chaque bande centrale moins monolithique qu’une nervure pleine.
Les quatre séparations principales divisent l’empreinte en plusieurs bandes relativement étroites. Cette architecture répartit les appuis en files parallèles et favorise une réponse progressive autour du point milieu. En contrepartie, l’abondance de bords longitudinaux peut rendre le pneu plus réceptif aux raccords de chaussée, aux rainurages du revêtement et aux ornières peu profondes.
Les épaules se distinguent par leur faible espacement et par des découpes courtes qui ne traversent pas de larges blocs ouverts. Sous effort latéral, elles tendent donc à travailler comme des anneaux semi-continus plutôt que comme une succession de pavés indépendants. L’appui en courbe gagne en homogénéité, mais les extrémités répétées des incisions constituent autant de zones où peuvent se concentrer les microglissements et l’abrasion.
Le dessin parfaitement comparable d’un côté à l’autre donne un comportement cohérent dans les virages à gauche et à droite. Il facilite également l’alternance des positions de montage afin de répartir les tendances d’usure entre les deux épaules, sous réserve de respecter les contraintes propres au véhicule.
Dans l’ensemble, cette sculpture recherche un compromis entre une assise importante et une forte densité d’arêtes. Son principal point de vigilance réside dans l’interaction entre les rangées étroites, les incisions nombreuses et la répétition régulière du motif: à mesure que les arêtes s’arrondissent, la réponse peut devenir moins nette, tandis qu’un usage soutenu peut accroître le travail thermique des petits segments de gomme.