Une fois les vides retranchés, l’empreinte du FSR701 se répartit en cinq lignes de charge de largeur contenue. Cette division limite la quantité de gomme mobilisée d’un seul tenant lors d’un effort transversal: la prise d’appui devrait être progressive, avec une montée en contrainte moins brutale que sur une bande composée de larges côtes solidaires. En contrepartie, les séparations circonférentielles réduisent le couplage mécanique entre le centre et les bords; la réponse peut donc paraître moins verrouillée lors d’un changement de cap rapide.
Le rapport plein/creux paraît plus élevé dans les deux rangées extérieures que dans les files intermédiaires. Les épaules disposent ainsi de chemins de gomme assez longs pour reprendre la charge latérale sans multiplier les petits pavés mobiles. Cette architecture favorise un appui régulier dans les courbes longues, mais elle offre moins de capacité d’adaptation aux aspérités qu’une épaule composée d’éléments plus courts et plus indépendants.
La faible section transversale de l’élément axial concentre son rôle sur le guidage au voisinage du plan médian. Elle évite de créer au centre une masse de gomme très large, susceptible de dominer le comportement de toute l’empreinte. À l’inverse, cette section contenue oppose moins de résistance au cisaillement latéral qu’une large bande centrale: sous une sollicitation brusque, les rangées adjacentes doivent participer davantage à la stabilisation.
L’inclinaison répétée des découpes produit une entrée en contact graduelle de leurs arêtes, plutôt qu’un impact simultané comparable à celui de fentes strictement transversales. Cela peut étaler les impulsions vibratoires au passage dans l’empreinte. La répétition régulière d’un même motif oblique peut néanmoins entretenir une composante sonore marquée à certaines vitesses si son pas coïncide avec une fréquence propre de la carcasse ou du véhicule.
La lamellisation de densité moyenne conserve davantage de ponts de gomme qu’un dessin très découpé. Les éléments restent donc relativement résistants à l’écrasement et au basculement, tout en gardant une petite souplesse locale. Cette souplesse supplémentaire engendre toutefois du cisaillement interne à chaque tour de roue; lors d’un roulage soutenu, elle peut contribuer à l’échauffement des rangées les plus sollicitées.
Enfin, l’équivalence géométrique des deux côtés autorise une gestion homogène des positions gauche et droite lorsque le montage et le véhicule le permettent. Cette possibilité facilite la compensation d’une usure latérale liée au véhicule. Le revers est l’absence de spécialisation entre bord intérieur et bord extérieur: le même compromis de rigidité doit assurer à la fois la stabilité en ligne et la reprise des efforts en courbe.