La géométrie du iON FlexClimate IL01 privilégie une forte densité d’arêtes plutôt qu’une grande continuité de gomme. La jonction centrale dentelée multiplie les changements d’angle dans la partie la plus sollicitée en ligne droite. Cette disposition crée de nombreuses prises successives sur la neige tassée et dans la pellicule d’eau, mais elle rend les extrémités des blocs centraux plus sensibles aux efforts de cisaillement lors des accélérations et des freinages répétés.
Les fines découpes parallèles augmentent fortement la longueur totale d’arêtes disponible. Elles favorisent la rupture du film d’eau résiduel et procurent de multiples points d’accrochage sur une surface froide ou faiblement enneigée. En contrepartie, chaque bloc contient moins de gomme continue: sous forte charge longitudinale, ses subdivisions peuvent se déplacer légèrement les unes par rapport aux autres, avec une réponse moins franche sur sol sec chaud et davantage de dissipation thermique.
Les passages obliques imposent à l’eau un trajet latéral vers les bords. Leur ouverture croissante dans le sens transversal est favorable au rejet de l’eau lorsque le pneu tourne dans le sens prévu. L’absence de grands canaux circonférentiels rectilignes signifie toutefois que le flux subit plusieurs changements de direction. Dans une hauteur d’eau importante, ces inflexions peuvent engendrer plus de pertes de charge qu’un réseau composé de sillons droits et largement ouverts.
Les épaules conservent une proportion de gomme relativement élevée malgré leurs entailles. Elles offrent ainsi une surface porteuse importante lorsque l’empreinte se décale latéralement. Leur arrondissement rend la prise d’appui moins abrupte, mais les sorties d’eau périphériques apparaissent moins ouvertes que sur un profil doté de blocs d’épaule nettement séparés. Le drainage latéral peut donc devenir plus contraint lorsque le pneu cumule angle de braquage et passage dans une nappe d’eau.
Le caractère directionnel impose enfin un montage conforme au sens de rotation. Dans ce sens, les branches obliques accompagnent le déplacement de l’eau et des mélanges neigeux vers les extrémités. Une rotation inversée contrarie cette progression et peut concentrer davantage le fluide vers la partie médiane de l’empreinte.