Les quatre rainures longitudinales divisent la couronne en cinq pistes porteuses relativement indépendantes. Cette architecture autorise chaque piste à se déformer localement lorsqu’elle rencontre une petite irrégularité, mais les larges séparations réduisent le pontage transversal de gomme. Sous un effort latéral soutenu, les rangées entaillées peuvent donc se décaler davantage les unes par rapport aux autres qu’avec une couronne plus compacte.
La nervure axiale demeure visuellement continue, tout en étant ponctuée de découpes rapprochées qui se comportent comme de petites articulations. Elle est moins exposée aux mouvements individuels de pavés séparés, mais les extrémités des découpes concentrent les déformations cycliques. Une sollicitation prolongée peut ainsi produire davantage d’échauffement local et marquer les bords des entailles.
Aux épaules, les blocs réguliers et les ouvertures transversales composent une structure plus souple qu’un épaulement plein. Lors d’un virage appuyé sur chaussée sèche, les blocs extérieurs peuvent se coucher légèrement avant de transmettre tout l’effort, ce qui rend la réponse moins immédiate. La répétition de ces basculements peut aussi arrondir leurs arêtes d’entrée et de sortie.
La forte densité de lamelles augmente encore la souplesse locale des rangées intermédiaires. Elle aide celles-ci à épouser les aspérités fines du revêtement, mais multiplie les petits volumes de gomme susceptibles de se cisailler. L’Optimo K415 présente ainsi une architecture orientée vers la progressivité plutôt que vers la rigidité maximale en conduite sèche très dynamique.