Le Radial AH11S présente une architecture très orientée dans le sens circonférentiel. Les quatre rainures légèrement ondulées offrent à l’eau plusieurs voies longitudinales parallèles. Leur sinuosité perturbe localement l’écoulement et multiplie les arêtes de contact, mais les rares passages transversaux et les épaules peu ouvertes limitent la rapidité avec laquelle l’eau peut rejoindre l’extérieur de l’empreinte. Cette géométrie convient donc mieux à une pellicule d’eau modérée qu’à une forte accumulation lors d’une manœuvre ou d’un freinage appuyé.
Les rangées centrales étroites sont interrompues par des entailles transversales de densité moyenne. Ces découpes ajoutent des arêtes capables de solliciter le film d’eau ou une chaussée faiblement adhérente sous l’effet du couple moteur et du freinage. En contrepartie, elles diminuent la continuité mécanique des éléments centraux: sous une forte sollicitation longitudinale, leurs petits segments peuvent se déplacer davantage qu’une nervure pleine, avec une réponse moins immédiate et une production locale de chaleur.
L’absence de large bande centrale monobloc répartit le milieu de l’empreinte entre deux rangées fines. Cette division permet aux éléments centraux de mieux épouser les petites irrégularités du revêtement, mais elle les rend également plus sensibles aux sillons et aux raccords parallèles à la trajectoire. Le tracé ondulé des rainures atténue partiellement cet effet en empêchant un verrouillage parfaitement rectiligne dans les défauts de chaussée.
Les épaules semi-continues ne comportent que de petites incisions régulières. Leur faible taux de vide réduit les variations brutales de compression de l’air par rapport à une épaule constituée de gros blocs ouverts. Le motif devrait ainsi produire davantage un ronflement régulier qu’un bruit de battement marqué. La répétition rapprochée des entailles peut néanmoins faire émerger une tonalité identifiable sur certains revêtements.
Cette fermeture périphérique pénalise les terrains meubles: la terre, la boue ou les gravillons disposent de peu de sorties latérales, tandis que les éléments essentiellement longitudinaux génèrent moins de prise transversale que des blocs ouverts. La sculpture reste donc clairement orientée vers les chaussées revêtues plutôt que vers la motricité hors route.