Le caractère technique le plus marqué de l’EcoDriver 2 tient au contraste entre un centre peu interrompu et des bords beaucoup plus découpés. Les bandes centrales étroites restent reliées d’un pas de sculpture au suivant, alors que les courts rectangles périphériques sont séparés par des coupes transversales. Cette transition crée un gradient de mobilité: la partie médiane oppose davantage de matière continue aux efforts longitudinaux, tandis que les éléments périphériques peuvent se déplacer légèrement les uns par rapport aux autres.
Le rapport plein/creux paraît relativement élevé au milieu. Les quatre séparations circonférentielles divisent néanmoins cette matière en bandes étroites, ce qui réduit leur liaison transversale. Sous charge, chaque bande travaille donc assez indépendamment de sa voisine. Cette organisation peut rendre la pression de contact sensible aux petits écarts de parallélisme: une arête bordant une rainure peut être davantage sollicitée que l’autre et développer progressivement une bande d’usure longitudinale.
Les blocs courts des épaules présentent une mobilité avant-arrière supérieure à celle des bandes centrales. Leur faible longueur facilite un léger basculement au passage des raccords de chaussée, mais ce mouvement répété peut arrondir l’arête d’attaque et charger davantage l’arête de fuite lors des freinages fréquents. La répétition très régulière de ces blocs peut également concentrer les impacts dans une plage acoustique étroite plutôt que les disperser entre plusieurs fréquences.
Les longues arêtes parallèles formées par les rainures rectilignes peuvent interagir avec les joints longitudinaux, les raccords de revêtement ou les chaussées rainurées. Le conducteur peut alors ressentir un léger effet de guidage, surtout lorsque l’une de ces discontinuités coïncide avec une rainure principale. En contrepartie, l’absence de chevrons ou de blocs centraux obliques évite les efforts alternés droite-gauche propres aux dessins plus anguleux.
La densité moyenne d’incisions laisse davantage de ponts de gomme qu’une sculpture très découpée. Les blocs conservent ainsi une base relativement compacte, mais chaque fond d’incision constitue une zone locale de concentration des contraintes. Lors d’un usage prolongé avec de forts efforts de freinage, ces points peuvent devenir les premiers emplacements de micro-arrachement si la gomme est déjà fortement sollicitée.
Enfin, l’architecture identique des deux moitiés et l’absence de sens de rotation lisible offrent une latitude intéressante pour les permutations entre positions. Cette possibilité aide à répartir les formes d’usure liées au véhicule, à condition que les règles de montage propres à celui-ci soient respectées.