Le rapport plein/vide reste orienté vers le soutien mécanique: les quatre canaux, relativement fins face aux rangées qu’ils séparent, laissent une proportion importante de surfaces porteuses. Sous la charge d’un essieu avant, cette géométrie limite la fermeture excessive des intervalles et conserve des appuis nombreux. En contrepartie, le volume hydraulique disponible demeure inférieur à celui d’une sculpture dotée de larges canaux rectilignes.
Les étranglements successifs produits par le tracé sinueux rapprochent localement les parois opposées. Les rangées voisines peuvent ainsi se soutenir davantage lorsqu’un effort transversal comprime la sculpture, ce qui favorise la tenue du cap. Ces mêmes étranglements constituent toutefois des zones où de petits gravillons peuvent se coincer plus facilement.
En roulage sous la pluie, les quatre voies circonférentielles assurent plusieurs itinéraires parallèles vers l’arrière de l’empreinte. Leur faible section implique néanmoins une saturation plus rapide dans une hauteur d’eau importante. La sinuosité ajoute de petites composantes latérales à l’écoulement, mais elle allonge aussi son trajet. L’ensemble correspond à un compromis humide intermédiaire, cohérent avec la classe C.
La segmentation médiane atténue le comportement de guidage rigide qu’aurait une côte centrale pleine. Sur une chaussée déformée, cela réduit la tendance à suivre brutalement les raccords et les ornières. Lors d’une prise d’angle rapide, le conducteur peut en revanche percevoir une réponse initiale moins nette, car les efforts latéraux doivent être repris par plusieurs éléments successifs plutôt que par une bande centrale monolithique.
Le décalage des pavés évite que tous leurs fronts d’attaque rencontrent la chaussée au même instant. Cette mise en phase répartit les impulsions acoustiques et contribue à contenir le bruit mesuré à 70 dB. Le grand nombre de jonctions entre éléments conserve cependant une composante sonore large bande, susceptible de devenir plus présente sur un revêtement granuleux.
Aux épaules, les ouvertures transversales fournissent des issues latérales aux poussières, à la boue légère et aux petits débris lorsque le pneu quitte l’asphalte. Elles créent également des prises utiles au bord de l’empreinte sur un sol meuble. Sous de forts efforts de braquage ou de freinage, les racines de ces ouvertures concentrent cependant les contraintes et peuvent devenir les premiers points d’écaillage. La répétition de pavés courts expose aussi le profil à une usure en dents de scie si les efforts longitudinaux restent durablement dissymétriques.