La sculpture privilégie la continuité de matière plutôt que la multiplication de petites découpes. L’absence de lamelles laisse des rangées zigzag relativement rigides: sous charge, elles offrent moins de liberté de mouvement que des pavés finement découpés. Cette architecture favorise un contact ferme et limite le tortillement du relief, mais elle réduit le nombre de micro-arêtes capables de se conformer à une chaussée lisse ou à une neige compacte.
Les cinq rainures sinueuses répartissent les vides en plusieurs couloirs parallèles. En présence d’eau, cette multiplicité maintient plusieurs voies longitudinales d’évacuation. Leur tracé ondulé impose toutefois un parcours moins direct qu’avec des canaux rectilignes et comporte des resserrements susceptibles de limiter le débit lorsque la hauteur d’eau augmente.
Les alternances gauche-droite des rangées décalent les entrées en contact des arêtes. Les impacts ne se produisent donc pas tous simultanément, ce qui peut atténuer les pulsations les plus brutales. La répétition très régulière du zigzag conserve néanmoins une fréquence de passage marquée, susceptible de produire une tonalité perceptible sur revêtement uniforme.
Aux épaules, les blocs périphériques allongés maintiennent une quantité importante de gomme près des bords de l’empreinte, tandis que les entailles répétées introduisent des zones d’articulation localisées. Cette combinaison donne un appui extérieur plus ferme qu’une épaule largement ouverte, mais les racines des entailles concentrent davantage les flexions lors des manœuvres serrées et des forts efforts latéraux.