La géométrie du Crugen HP91 se lit comme cinq bandes porteuses séparées par quatre coupures longitudinales franches. Le contraste est net entre les éléments centraux étroits, dont le rapport périmètre/surface est élevé, et les épaules plus riches en gomme. Cette répartition peut produire une apparence d’usure différenciée: les nombreuses petites lèvres centrales tendent à s’arrondir avant que les pavés d’épaule ne perdent visiblement leur dessin.
Les fines incisions offrent également de multiples points où peuvent se loger gravillons et débris anguleux. Comme les épaules sont peu ouvertes et que le relief est principalement longitudinal, la sculpture dispose de peu de grands vides capables de rejeter des matériaux grossiers. Sur gravier meuble ou terrain boueux, les petites découpes risquent donc de se saturer tandis que les bandes quasi continues procurent peu d’ancrage mécanique. Le dessin est ainsi fortement spécialisé pour les surfaces compactes et régulières.
La répétition ordonnée des entailles d’épaule constitue un autre trait notable. Le passage successif de découpes de dimensions proches dans l’empreinte peut concentrer l’énergie acoustique autour de quelques fréquences plutôt que la disperser entre des pavés très irréguliers. Leur faible largeur limite cependant le choc unitaire associé à chaque ouverture: le risque porte davantage sur un bourdonnement tonal que sur un claquement marqué de gros blocs.