La géométrie du P326 est dominée par cinq rangées porteuses séparées par quatre vides circonférentiels. Les rangées centrales ne constituent pas des côtes pleines: les découpes obliques et courbes les fractionnent en éléments étroits dont certaines extrémités forment des angles aigus. Cette architecture réduit la continuité de gomme dans l’axe longitudinal et crée une différence nette entre un centre très découpé et des épaules beaucoup plus pleines.
À charge statique, la proportion importante de creux au centre diminue la surface solide disponible. La charge se reporte alors sur des bandes relativement étroites, avec une pression locale plus élevée sur leurs arêtes. Les incisions ajoutées dans ces petits pavés réduisent encore la section des ponts de gomme qui relient leurs différentes parties. Les épaules semi-continues disposent, à l’inverse, d’une réserve de matière plus importante; cette opposition peut produire un gradient de rigidité sensible à la jonction entre rangées intermédiaires et épaules.
En roulage, les cinq rangées peuvent travailler avec une certaine indépendance sous les efforts longitudinaux. Les pavés centraux se déforment d’abord autour de leurs découpes obliques avant de transmettre pleinement l’effort, ce qui rend la mise en charge progressive mais peut atténuer la sensation de réponse immédiate à l’accélération ou au freinage. La répétition d’angles aigus expose aussi les extrémités des pavés à des contraintes de cisaillement concentrées: à mesure que le kilométrage augmente, ces zones sont plus susceptibles de s’arrondir ou de développer une différence d’usure entre bord d’attaque et bord de fuite.
Les quatre sillons présentent huit flancs de gomme exposés hors de l’empreinte. Cette surface supplémentaire favorise les échanges thermiques autour des rangées centrales. En contrepartie, les bases des bandes étroites subissent des cycles de flexion plus marqués que celles d’une nervure pleine; lors d’un roulage soutenu, cette mobilité peut créer des points chauds localisés au pied des pavés malgré le refroidissement de leurs faces latérales.
Le miroir gauche-droite rend les deux épaules géométriquement équivalentes. Il facilite les permutations latérales lorsque le montage du véhicule le permet et offre la possibilité d’inverser le sens de sollicitation dominant des arêtes. Cette symétrie exclut toutefois une spécialisation fonctionnelle entre côté intérieur et côté extérieur: le même compromis de taux de creux et de rigidité est appliqué aux deux bords.