L’absence de lamelles fines laisse de grandes plages de gomme intactes sur les pavés. Cette faible fragmentation limite les amorces de déchirure dans les blocs épais, un avantage au contact des chaumes, pierres et arêtes dures. En contrepartie, la sculpture possède peu de petites arêtes capables de s’accrocher à une surface routière lisse et glissante.
Les sommets larges des pavés sont séparés par un taux de vide important. Sur un sol ferme, la charge locale se concentre donc sur un nombre limité de plages de contact, tandis que la forte épaisseur de chaque pavé lui donne une réserve de matière appréciable face à l’abrasion. Les bases larges des blocs d’épaule réduisent par ailleurs la concentration des contraintes à leur raccordement avec la bande de roulement.
Le réseau de rainures ne forme pas de canal longitudinal rectiligne. Sous la pluie, l’eau doit suivre les passages obliques et leurs sorties latérales: leur grande section est favorable à l’écoulement, mais les interruptions imposées par les pavés rendent le trajet moins direct qu’avec des canaux continus. Cette architecture est donc moins spécialisée pour les fortes hauteurs d’eau rencontrées à vitesse routière.
Lors des parcours sur revêtement, les blocs centraux entrent successivement en contact plutôt que de former une ligne d’appui parfaitement continue. Leur décalage évite que toutes les arêtes frappent le sol simultanément et répartit les excitations, mais les grands intervalles peuvent encore produire un grondement de sculpture à basse fréquence. Sur les épaules, l’indépendance marquée des pavés augmente leur sollicitation en torsion dans les virages répétés; une utilisation routière intensive peut ainsi arrondir leurs arêtes plus rapidement que celles des blocs centraux.