On observe une architecture routière symétrique combinant quatre rainures longitudinales, des rangées centrales de pavés étroits et des bandes d’épaule presque pleines. Le rapport plein/creux paraît élevé: l’empreinte repose donc sur une surface de gomme importante, mais conserve peu de volume libre pour absorber une couche épaisse de neige transformée, de boue ou de gravillons.
La différence de découpage entre le centre et les épaules crée deux réponses distinctes. Les petits éléments centraux peuvent légèrement filtrer les chocs brefs produits par les joints de chaussée, tandis que les bandes extérieures continues résistent mieux à l’arrachement lors des manœuvres serrées d’une remorque. En contrepartie, les racines des entailles centrales constituent des zones de concentration des contraintes, et les bords internes des épaules peuvent subir un frottement latéral marqué lorsque plusieurs essieux sont traînés sur une trajectoire à faible rayon.
La répétition régulière des pavés centraux peut engendrer une excitation sonore tonale. Le léger décalage des entailles d’une rangée à l’autre limite toutefois leur mise en phase complète. Le bruit de roulement externe de 71 dB reste cohérent avec une sculpture fermée où les pulsations proviennent davantage de la périodicité des découpes que de gros blocs espacés.