La sculpture présente un dessin symétrique dominé par des bandes circonférentielles continues. Quatre rainures principales, étroites et légèrement ondulées, les séparent sans former de pavés indépendants. Le rapport plein/creux demeure donc élevé, tandis que les rares entailles transversales se concentrent près des épaules.
Les quatre rainures créent plusieurs voies permanentes orientées dans le sens de roulage. Leur tracé sinueux allonge les arêtes de contact et leur donne une petite composante oblique, contrairement à des canaux parfaitement rectilignes. En contrepartie, les resserrements successifs limitent localement le volume disponible et rendent le cheminement des fluides plus tortueux.
L'absence de larges ouvertures transversales distingue nettement ce dessin d'une sculpture de traction ou d'un profil tout-terrain à blocs. Sur chaussée, les nervures continues évitent les impacts répétés de pavés contre le sol et favorisent un roulement régulier. Dans la boue ou sur un matériau meuble, cette même continuité offre peu de cavités capables de produire un ancrage transversal marqué.
Les épaules larges, continues et arrondies ne présentent que quelques entailles espacées. Leur contour favorise une transition progressive lorsque la zone de contact se déplace latéralement, mais il procure une arête extérieure moins mordante qu'une épaule carrée et ouverte. Enfin, la faible densité de découpes laisse peu d'arêtes fines mobilisables sur neige tassée ou glace: le dessin dépend davantage de ses rainures principales que d'un réseau de lamelles pour générer de l'accroche.