Le Traxion 65 présente une architecture agricole à barrettes incurvées, sans nervure longitudinale ni lamelle. Les deux rangées opposées composent des chevrons ouverts dont les branches se rapprochent au centre, tandis que leurs extrémités épaisses dessinent des épaules crénelées.
Cette géométrie produit des appuis très différents selon la nature du sol. Sur une surface rigide, la charge repose sur les sommets espacés de quelques barrettes et crée des pressions locales marquées. Sur un terrain déformable, l'enfoncement mobilise progressivement les flancs épais des crampons et modifie sensiblement la surface porteuse. Le comportement dépend donc davantage de la pression de gonflage et de l'enfoncement que celui d'une sculpture à nervures continues.
L'absence de fines découpes conserve aux crampons une forte cohésion. Elle limite leur tortillement sur sol dur, mais réduit leur aptitude à épouser les petites aspérités d'une chaussée lisse. Les composantes latérales produites par les barrettes obliques sont approximativement équilibrées par la symétrie du dessin en ligne droite. En revanche, l'absence de guidage longitudinal continu et les épaules fortement segmentées rendent la réponse latérale plus progressive et moins linéaire lors des changements de cap rapides.
Les intervalles obliques constituent de larges passages pour l'eau, mais aucun canal longitudinal permanent ne traverse l'empreinte. Sur chaussée détrempée, l'écoulement dépend ainsi de la communication momentanée entre les cavités lorsque les crampons entrent dans l'aire de contact. En parallèle, l'absence de lamelles limite la multiplication des arêtes capables de rompre un film résiduel sur revêtement lisse.