Le V64 se distingue par un taux de découpage transversal presque nul. Les bandes de gomme travaillent donc comme des rubans circonférentiels plutôt que comme une succession de crampons. Cette architecture limite les mouvements d’entrée et de sortie d’empreinte: sur un chemin ferme, le roulement est régulier et génère peu de vibrations liées au défilement des motifs.
Les cinq à six sillons étroits créent plusieurs arêtes de guidage parallèles. Ils favorisent la tenue de cap d’une roue portée ou directrice, mais ne constituent pas de fronts d’appui efficaces dans le sens de la marche. Sous un effort de freinage ou d’entraînement sur sol meuble, le pneu dispose donc de moins de prise qu’une sculpture agricole à barrettes.
La faible capacité volumique de ces sillons convient mieux aux passages sur terrain ferme qu’aux couches épaisses de terre humide. L’eau peut circuler vers l’avant et l’arrière de l’empreinte, mais l’absence de ramifications obliques limite les voies d’évacuation. Une matière collante peut également remplir les sillons parallèles sans être expulsée par un mouvement transversal.
L’absence de lamelles réduit les déformations fines et les amorces d’arrachement au bord des découpes. En contrepartie, elle laisse peu d’arêtes capables de rompre un film humide ou de s’accrocher aux petites aspérités d’une prairie glissante. Les épaules dépourvues de barrettes produisent par ailleurs peu d’impact cyclique sur terrain dur, mais apportent une retenue latérale limitée en dévers ou lors d’un virage sur sol meuble.
Le dessin symétrique et non directionnel conserve le même fonctionnement en marche avant et en marche arrière, un avantage pratique pour les outils agricoles fréquemment manœuvrés. Il ne bénéficie toutefois pas de l’effet d’extraction latérale associé aux sculptures en chevrons.