Le WSR+1 associe une forte segmentation centrale à des liaisons ponctuelles entre pavés. Les barrettes visibles dans les quatre canaux agissent comme de petits ponts mécaniques: elles limitent l’ouverture relative des éléments voisins sous charge et réduisent leur mobilité parasite. En contrepartie, elles diminuent localement le volume libre des rainures et forment des zones où des gravillons peuvent se coincer.
Les petits pavés décalés n’abordent pas tous la chaussée au même instant. Ce déphasage répartit les impacts de leurs arêtes et évite qu’une seule ligne transversale ne produise une excitation périodique dominante. La quantité élevée d’arêtes et de petites cavités conserve néanmoins une signature sonore diffuse, notamment sur les revêtements rugueux, ce qui correspond à un niveau annoncé de 72 dB.
La combinaison de pavés courts et de nombreuses lamelles augmente le nombre de segments qui fléchissent à chaque passage dans l’empreinte. Sur neige, ces découpes peuvent retenir une faible quantité de neige compactée et exploiter son adhérence avec la neige au sol. Sur chaussée sèche et chaude, les mêmes mouvements internes accroissent l’hystérésis de la gomme, avec une dépense énergétique et un échauffement supérieurs à ceux d’une sculpture moins découpée.
Les pavés d’épaule disposent d’une réserve de gomme importante, favorable à la résistance aux agressions rencontrées près des bordures. Leurs séparations transversales constituent toutefois des lignes de flexion répétées: en usage comportant de nombreux freinages et braquages serrés, les arêtes avant et arrière de ces pavés peuvent évoluer différemment et amorcer une usure en talon-pointe.
L’ensemble privilégie donc la multiplication des arêtes et la mobilité contrôlée des éléments, avec pour contreparties une rigidité centrale moindre, davantage de pertes par déformation et une sensibilité locale des épaules aux écarts d’usure entre les deux bords de chaque bloc.