Le dessin du TC101 est dominé par des éléments longitudinaux étroits, disposés entre quatre séparations parallèles, puis par des pavés plus larges à proximité des flancs. Cette hiérarchie crée un rapport arêtes/surface particulièrement élevé dans la moitié centrale de l’empreinte. La faible largeur de chaque bande porteuse laisse toutefois peu de gomme entre deux bords voisins: après plusieurs milliers de cycles de contact, l’arrondi de ces bords peut devenir plus sensible que sur une nervure centrale large.
L’alignement circonférentiel très marqué mérite également attention. Les limites des nervures restent longtemps parallèles aux raccords longitudinaux de la chaussée. Sur une route rainurée ou sur un joint de reprise saillant, cette concordance géométrique peut produire un léger guidage parasite au volant. À l’inverse, l’absence de larges barrettes transversales au centre rend l’entrée en contact plus progressive: les petites irrégularités sont rencontrées successivement par plusieurs éléments étroits plutôt que simultanément par une barre pleine.
Les épaules associent des pavés réguliers à de nombreuses découpes transversales. Cette répétition forme une suite dense de bords d’attaque et de fuite. Sous des freinages répétés, ces deux côtés d’un même pavé ne subissent pas exactement la même abrasion, ce qui peut amorcer une usure talon-pointe. Le caractère symétrique et non directionnel du dessin permet cependant d’inverser périodiquement le sens de travail de ces bords lors d’une permutation adaptée, ce qui constitue un levier pratique pour homogénéiser leur relief.
Enfin, la régularité apparente du pas des pavés d’épaule peut concentrer une partie des excitations dans une bande de fréquences étroite. Le conducteur peut alors percevoir une tonalité dépendant fortement de la vitesse et du revêtement, plutôt qu’un souffle uniformément réparti. Ce risque provient de la cadence répétitive des blocs périphériques, distincte du comportement acoustique des cavités centrales.