Le TRIANGLE TE301 adopte un dessin estival symétrique et non directionnel, dominé par des éléments circonférentiels. Les quatre rainures principales organisent la bande en bandes longitudinales, mais celles-ci ne sont pas toutes parfaitement pleines: des découpes courtes, droites ou obliques, interrompent localement leur surface sans créer une mosaïque de pavés centraux indépendants. Cette combinaison donne au profil une forte anisotropie géométrique: les vides suivent principalement le sens de rotation, alors que les ouvertures transversales restent courtes et étroites.
La lamellisation moyenne est constituée d’entailles relativement espacées qui se terminent à l’intérieur des bandes. Elles ajoutent des arêtes orientées différemment tout en conservant des ponts de gomme entre deux découpes. En revanche, leurs extrémités constituent des zones où les contraintes se concentrent lorsque les lèvres sont sollicitées en accélération, au freinage ou en virage. À mesure que la sculpture s’use, ces petites arêtes peuvent s’arrondir plus rapidement que les surfaces longitudinales voisines, surtout sur les rangées les plus étroites.
Les deux épaules présentent une géométrie comparable, sous la forme de bandes périphériques presque continues séparées par de fines encoches. Cette symétrie procure un comportement géométriquement similaire dans les virages à droite et à gauche. Elle ne réserve toutefois aucune épaule spécifiquement élargie ou consolidée au rôle d’épaule extérieure, contrairement à certains dessins asymétriques. Lors d’appuis latéraux soutenus, la charge repose donc sur une rangée périphérique entaillée plutôt que sur de grands pavés extérieurs spécialisés.
La faible ouverture transversale distingue nettement le domaine d’emploi de cette sculpture. Les bandes presque continues offrent une importante surface de gomme mobilisable sur un revêtement dur et propre, mais elles présentent peu d’espaces capables de saisir puis de relâcher de la neige meuble, de la boue ou des gravillons. Les fines encoches d’épaule peuvent alors se remplir rapidement et les arêtes longitudinales produisent peu d’effet de pelle dans le sens de la traction.
Enfin, la rectitude des arêtes circonférentielles peut rendre le profil sensible à certaines irrégularités elles-mêmes longitudinales. Sur une chaussée marquée par des joints parallèles, des raccords de revêtement ou des ornières étroites, plusieurs arêtes peuvent s’aligner simultanément avec le relief et générer une légère tendance au guidage. Ce phénomène dépend fortement de l’état de la route, mais il découle directement de la dominante parallèle et rectiligne du dessin.